Avec la pollution atmosphérique et les embouteillages, l’automobiliste parisien a de quoi laisser la voiture au garage. Le faible renouvelement du parc automobile parisien influe t-il sur le marché du controle technique?
Faible renouvellement du parc automobile
Paris est le département le moins bien équipé en voitures : 330 voitures pour 1000 habitants contre 750 voitures pour 1000 habitants en Corse du Sud. Cela peut s’expliquer par la difficulté que rencontrent les automobilistes à circuler, préférant ainsi emprunter le réseau des transports en commun. Au 1er janvier 2011, le parc automobile français comptait 37,7 millions de véhicules particuliers soit plus de 1 voiture pour 2 français. Dans un contexte économique incertain, les français ont tendance à garder leur véhicule de plus en plus longtemps (8 ans en moyenne).
Le marché du controle technique
Le vieillissement du parc automobile fait augmenter le taux de prescription de contre-visite dans les centres de contrôle technique (un cinquième des véhicules contrôlés en 2012). L’industrie du contrôle technique profite ainsi de la conjoncture qui pousse les automobilistes à conserver leur véhicule. Les différents acteurs sur le marché du contrôle technique pourraient même bénéficier de la mise en place du contrôle technique obligatoire sur les 2 roues motorisés. Récemment rejeté par la commission européenne, le maire de Paris souhaite tout de même l’appliquer pour les deux-roues de plus de 10 ans.
Des mesures pour lutter contre la pollution
Paris n’échappe pas au problème de la pollution des plus grandes villes mondiales. Le Comité Interministériel de la Qualité de l’Air (CIQA) souhaite restreindre la circulation automobile aux véhicules les plus vertueux en termes d’émissions et de réduire à 70km/h la vitesse maximale autorisée sur le périphérique parisien. Par ailleurs, le développement de solutions de transports alternatifs à la voiture est engagé. Depuis 2001, le nombre de déplacements à vélo a doublé avec l’aménagement de 700 kms de pistes cyclables et le lancement du système vélib’ en 2007. Les transports publics doivent poursuivre le renforcement des lignes de bus, de RER et de tramway afin de changer les habitudes de déplacement des parisiens.
